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Forum-débat : Bienheureuses fragilités ! (2)

Mardi 4 avril 2017, 18h30 – 20h, à la Salle Jean de Puybaudet.

par Père Stéphane, sj (2/03/2017)

 Forums-débats de mars et d’avril…

Le thème de la fragilité concerne tout le monde. Il nous conduit dans l’intériorité de l’existence humaine. Ce n’est donc pas à partir des signes les plus extérieurs de vulnérabilité que nous pouvons saisir le rôle déterminant de la fragilité dans nos vies.

Pour tenter d’aller au plus près de notre propre expérience de la fragilité, et par un échange respectueux des démarches personnelles, nous proposons de partir des situations d’entraide que beaucoup d’entre nous vivent par leur engagement dans des mouvements ou des associations.

Dans tous ces lieux, nous avons l’habitude d’identifier des aidants et des aidés : des personnes qui se rendent volontairement et bénévolement disponibles à d’autres personnes qui sont en partie dépendantes, pour des causes très différentes, de l’aide de tiers pour réaliser certains actes de la vie quotidiennes et certaines activités.

L’enjeu des deux forums-débats à venir est justement de ne pas en rester à la relation aidant/aidé dans sa forme la plus apparente : l’aidé en dépendance de l’aidant pour réaliser certaines choses. Cette asymétrie de la relation de départ est en réalité rapidement transformée en réciprocité : le binôme aidé/aidant évolue vers un échange à part égale, chacun recevant et donnant, dans une forme de partenariat où les sentiments d’amitié et de fraternité trouvent à s’exprimer.

Le premier forum-débat (7 mars) nous situe dans l’espace privé-public de la famille et des activités culturelles et de loisirs. Le deuxième forum-débat (4 avril) nous amène à prendre davantage en compte le milieu professionnel de l’entreprise. L’ambition est de couvrir par ces deux entrées l’ensemble des domaines de notre vie en société.

 Forum du 4 avril

La dernière édition du colloque « Fragilités interdites ? » tenue à Paris en novembre 2016 a exploré la place de la fragilité au sein de l’entreprise, et les enjeux qu’elle soulève. Faut-il déjà avoir mis les pieds dans l’entreprise ! Or être jeune aujourd’hui à La Réunion, pour un grand nombre, c’est être confronté aux difficultés liées à la scolarité (échec, décrochage, orientation par défaut) et à la formation professionnelle (niveau insuffisant, manque de qualification, inadaptation au marché du travail). La sanction immédiate, subie également par des diplômés, est celle du chômage, avec souvent pour seule échappatoire les contrats aidés et autres CDD…

Etat, Collectivités, associations et organismes de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) donnent une réponse partielle à la demande d’insertion de ces jeunes. Est-il cependant pertinent de n’évoquer que le registre de l’insertion ? Et celui de l’intégration ? Quelle différence ? Sûrement dans le changement d’attitude à vivre. Jean Vanier en a pris conscience pour fonder L’Arche : « Tu as toujours voulu me changer ; tu n’as jamais voulu me rencontrer. » ; le mot magique c’est : « j’ai besoin de toi ! ». Cette intuition fondatrice a été rappelée au début du colloque de novembre dernier : « Il est difficile de parler sans que les personnes en situation de fragilité soient là ; quand elles sont là, il se passe des choses ».

Privilégier la dimension d’intégration, c’est donc fonder la relation aidant/aidé sur une co-construction qui privilégie la réciprocité à laquelle se risquer. Est-ce réaliste ? Oui, et deux chefs d’entreprise viendront en témoigner, chacun avec deux personnes, l’une qui a été sur son chemin au bon moment, l’autre sur le chemin de laquelle il a été présent à son tour à un moment décisif. Il s’agit de :

  • Gérard Rangama (Soleil-Réunion), accompagné de Jean Chatel et d’un jeune salarié de son entreprise ;
  • Hary Grondin (Hary-G), accompagné de Rock Pausé (ancien éducateur à La Ruche) et de David Titus (ancien élève de Hary Grondin, également ancien de la Ruche, qui a monté une entreprise d’import).

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Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui satisfait et rassasie l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement (Ignace de Loyola)
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