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Bon pied, bon œil !

par Père Stéphane, sj (1er/02/2017)

Jeudi 12 janvier 2017, 1h06 du matin, la terre s’est mise à trembler à Madagascar. La capitale, Antananarivo, a ressenti de longues secondes le séisme d’une magnitude de 5,9 sur l’échelle de Richter. Blotti dans son lit, que faire sinon attendre en espérant que rien ne s’écroule autour de soi ! Cette incertitude mêlée d’inquiétude n’est pas immédiatement cause de peur. L’événement est trop rapide. L’instant accapare toute l’attention. Après, après seulement, quelques images se mettent à défiler dans la tête, celles de séismes destructeurs et meurtriers survenus ces dernières années en plusieurs régions du monde. Et puis une prière vient exorciser toute frayeur, les paroles du psaume 26 : « Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? ».

Oui, devant qui ? Ou quoi ? Et si une comparaison s’imposait avec les risques de perturbations sociales, économiques et politiques auxquels l’année 2017 pourrait bien nous exposer, cette comparaison serait à mener jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’acte de confiance qui maintient dans l’espérance. Il ne s’agit donc pas de tenir un discours simplement volontariste et décroché du réel. Mais d’exprimer ce qu’il y a d’essentiel, à savoir dans notre contexte actuel l’engagement à tenir à l’égard de la jeunesse de nos îles du sud-ouest de l’océan Indien. Dans cette Indianocéanie à construire ensemble, le défi que nous avons à relever est d’être capables de présenter aux jeunes les perspectives d’un avenir ambitieux et prometteur.

Pour y parvenir, savons-nous seulement quel flambeau nous avons à leur transmettre ? Beaucoup de jeunes ne se laissent plus leurrer par des discours vides de sens. C’est dans notre regard, en scrutant de près nos yeux, qu’ils recherchent et identifient la lumière en train de briller au plus profond de notre être. Sûrement nous faut-il la ranimer en permanence pour lui donner plus d’intensité. Pour satisfaire à cette exigence personnelle, chacun emprunte le chemin qui lui convient le mieux, et par lequel il se tourne à nouveau vers Celui qui lui communique sa Lumière et sa Vie. Aussi et quelle que soit la tradition religieuse, spirituelle et humaniste dont nous nous réclamons, nous pouvons emprunter les paroles du psaume 35 : « En toi est la source de vie ; par ta lumière nous voyons la lumière ».

Que 2017 nous voie avancer d’un pas confiant dans l’espérance partagée de ce qu’il est possible de réaliser pour le plus grand bonheur de tous !

Bonne Année !

Père Stéphane, sj

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Un p’tit mot, trois p’tits pas n°86 - janvier 2017

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Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui satisfait et rassasie l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement (Ignace de Loyola)
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