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Aimer, c’est ça le Verbe de Noël

Retrouvez ici l’évangile du dimanche 25 décembre 2015, fête de la Nativité (année C), l’homélie du père Christophe Kerhardy, et la prière universelle des fidèles de la Résidence du Sacré-Cœur.

par Père Christophe Kerhardy sj (25/12/2015)

 L’évangile du jour : aelf.org

 L’homélie

En ce matin de Noël, nous sommes dans la joie, car le Sauveur est né, c’est le Christ, le Seigneur, il est bien parmi nous. Lors de la messe de la nuit, nous avons entendu le récit de la Nativité avec les bergers et les anges emmenés par l’allégresse. Alentour de la crèche, ils louaient Dieu avec des chants de fête : Gloria in excelsis Deo… et même les arbres des forêts dansaient de joie.

Aujourd’hui, avec le Prologue de Jean, le mystère de Noël prend de la hauteur. Qui est le nouveau-né que nous célébrons ? « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu… et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».

Au commencement, avant que la création ne surgisse, avant le big bang, le Verbe était avec Dieu, il était Dieu. Près de son Père, le Verbe ne chômait pas, il était à l’œuvre : tout a été fait par lui et rien ne s’est fait sans lui. Et quand on contemple l’univers et tout ce qu’il contient, on se dit, c’est un sacré ingénieur, ce garçon. Au concours des arts et métiers, il mérite la palme d’or.

Sa création était belle et généreuse. Elle était faite pour notre vie, mais les hommes, avides de la posséder, ne lui faisaient pas de cadeau. Elle était en péril et eux-mêmes couraient à leur perte. Dieu, désolé devant l’état lamentable du monde, Dieu éprouvé par la brutalité des hommes, le temps était venu d’une opération de salut tout en douceur… par le moyen d’un enfant tendre, son propre fils. Alors, venons-en à l’Incarnation. Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. Nous voilà au cœur de la foi chrétienne. La Parole éternelle est devenue un fils d’homme né d’une femme.

Avant l’incarnation, Dieu collectionnait les attributs les plus hauts, à lui la transcendance et l’infini, à lui la puissance et la majesté, à lui la sainteté et la vie éternelle. Mais la naissance du Verbe dans notre chair démonte toutes ces constructions. Un nouveau-né dans une crèche, couché dans une mangeoire, sans grand apparat, se peut-il que ce soit le vrai Dieu ? On savait que l’homme était à la ressemblance de Dieu, mais personne n’avait imaginé qu’un jour Dieu se fasse à l’image de l’homme, parfaitement à son aise dans le corps d’un enfant.

Le Verbe n’est pas venu visiter l’humanité en touriste avant de rentrer chez lui avec quelques photos-souvenirs. Il a habité parmi nous, il a partagé notre condition humaine de A à Z. Mais que cherchait-il au juste ?

Pourquoi Dieu, qui est si grand, a-t-il décidé de se présenter à nous sous les traits d’un nouveau-né si petit, si vulnérable ? Pourquoi le Seigneur qui est saint, est-il descendu dans la faiblesse de notre chair ? Dans ma tête, j’ai beaucoup retourné ces questions et la seule réponse qu’il me donne est la suivante : parce que je suis l’Amour ! Aimer, c’est ça le Verbe de Noël, le Verbe fait chair. En choisissant d’être homme, Jésus, le visage de l’amour du Père, honore tous les hommes. En se fondant dans la matière fragile de notre chair, le fils de Dieu donne à toute existence une valeur sublime et sacrée. En lui, le pauvre de moi, pécheur et désolé, reçoit une dignité sans égal.

Frères et sœurs, regardez-le bien, qu’y a-t-il de plus pur, de plus innocent qu’un nouveau-né, pour faire ressentir l’amour et la douceur de Dieu ? La douceur, c’est cela qui fait la beauté de Noël, avec cette lumière qui émane du visage de Jésus, et vient illuminer l’obscurité de ton cœur et mettre ta vie au jour. Oui, dans la Nativité du Seigneur qui vient parmi nous, c’est nous qui renaissons en Dieu.

L’amour qui nous recrée était au commencement et il sera à l’œuvre jusqu’à la fin, il traverse les âges et sauve les générations. Alors, nous n’avons aucune raison d’avoir peur, le Christ n’est jamais contre nous, hier, aujourd’hui et demain, il est Emmanuel, c’est à dire Dieu-avec-nous.

Approchez-vous de la crèche, goûtez-y combien est grand l’amour du Père qui nous donne son Fils, sentez-y la douceur de Jésus, notre Sauveur, et que l’Esprit de Paix soit toujours avec vous !

Vive la Nativité ! Très bon Noël à vous tous, à vos familles, ainsi qu’à tous les hommes que Dieu aime.

 La prière universelle

À l’image des bergers attentifs à la Bonne Nouvelle annoncée par l’ange de la Nativité, allons à la crèche. Que notre cœur s’émerveille de l’humble naissance de notre Seigneur. Que notre communauté soit sensible aux plus démunis. Emmanuel, exauce-nous ! Emmanuel, nous te louons !

[marine]Toi qui viens chez nous tout simplement, ô petit enfant de Bethléem, toi Sauveur du monde, écoute-nous.[/marine]

À l’image de Marie penchée avec tendresse sur son enfant nouveau-né, approchons-nous de Jésus, la Lumière qui resplendit. Que tous ceux qui sont dans la nuit trouvent espérance et joie, et que leur cœur célèbre l’heureuse venue du Messie. Emmanuel, exauce-nous ! Emmanuel, nous te louons !

[marine]Toi qui viens chez nous tout simplement, ô petit enfant de Bethléem, toi Sauveur du monde, écoute-nous.[/marine]

À l’image de Joseph attentif à l’enfant et à sa mère, allons à la crèche. Rejoignons l’étable et contemplons l’Enfant-Dieu. Que tous les enfants grandissent dans l’amour et la tendresse de leurs parents. Qu’ils trouvent dans leur environnement un milieu ardent à faire le bien. Emmanuel, exauce-nous ! Emmanuel, nous te louons !

[marine]Toi qui viens chez nous tout simplement, ô petit enfant de Bethléem, toi Sauveur du monde, écoute-nous.[/marine]

À l’image des générations de chrétiens éblouis par le mystère de la Nativité, allons à la crèche. Demeurons avec le Prince de la Paix. Demandons-lui que la haine quitte le cœur de l’homme et que notre monde troublé par trop de tensions et de violences, connaisse un temps de paix, de bonté et de vie. Emmanuel, exauce-nous ! Emmanuel, nous te louons !

[marine]Toi qui viens chez nous tout simplement, ô petit enfant de Bethléem, toi Sauveur du monde, écoute-nous.[/marine]


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Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui satisfait et rassasie l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement (Ignace de Loyola)
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