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La Rivière rouge

Dimanche 8 septembre, de 17h30 à 19h30 à la salle Jean de Puybaudet, diffusion de « La Rivière rouge », un film de Howard Hawks avec John Wayne, Montgomery Clift et Joanne Dru, suivi d’un débat animé par le père Bernard Paulet sj.

par Père Bernard Paulet sj (23/08/2013)

Film de Howard Hawks (Red River), USA, 1948, avec John Wayne, Montgomery Clift, Joanne Dru, Walter Brennan.

Alors que sa fiancée vient d’être tuée par les Indiens, Tom recueille un jeune orphelin, Matt. Les années ont passé, Tom se décide à vendre un troupeau, qu’il doit convoyer jusqu’au Missouri. Matt l’accompagne. Mais la dureté de Tom à l’égard des cow-boys sépare violemment les deux hommes...

Il s’agit là de l’un des plus célèbres westerns de Howard Hawks, dont le personnage central n’est autre qu’un troupeau de milliers de bêtes que trois hommes conduisent au loin pour les vendre. Pendant cette chevauchée, c’est bien sûr ce qui se passe entre ces hommes qui intéresse Hawks. Et il va mettre en scène la reconnaissance progressive de deux personnages : l’un, Tom Dunson, vétéran de la prairie, l’autre, le jeune Matthew Garth, rescapé d’un convoi massacré par les indiens. Tom a accueilli Matthew comme son propre fils. Mais il faudra ce long voyage pour permettre l’affrontement entre générations et la naissance de la véritable paternité qui autorise un « père » et son « fils » à se reconnaître au delà des liens de l’adoption. Les cinéphiles français ont baptisé « sur-western » les œuvres qui, à partir de la fin des années 40, donnaient au genre une dimension supplémentaire, psychologique ou mythologique. Le génie de Hawks est d’avoir réuni tous les ingrédients du western, d’y avoir ajouté une évidente dimension psychanalytique sans perdre pour autant ni son brio ni son humour.

La Rivière rouge est le premier western réalisé par Howard Hawks qui n’avait pas encore abordé le genre. Il y reviendra à quatre reprises, frôlant sans doute la perfection avec Rio Bravo, en 1959. Long voyage dans l’Ouest américain sauvage d’un propriétaire terrien convoyant un immense troupeau avec son fils, le film surprend à l’époque par la profondeur des thèmes abordés. John Wayne y trouve un rôle à la mesure de sa légende, tandis que le jeune Montgomery Clift y acquiert instantanément un nom. A leurs côtés, le personnage de Joanne Dru devient tardivement la figure centrale de ce grand film initiatique.


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Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui satisfait et rassasie l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement (Ignace de Loyola)
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